Un soir à mon feu de joie

Tout a commencer par une
petite brindille de cèdre que j'ai allumé,
la senteur de son parfum m'a incité à continuer
J'ai donc recouvert cette flamme avec d'autres brindilles
Et puis quelques branches un peu plus grosses
Près du foyer j'avais de vieux rebut de bois sec
J'en casse quelques-une finement pour attiser la flamme
Le feu commence à crépir sa y-est me dis-je il est pris
Le feu est né
Il se dandine doucement comme un nouveau né
il élève ses bras de temps à autres et retombe
Il attire mon attention en criant quelque peu!
Le temps est venue de le nourrir
Je lui donne une vielle planche ... il s'endort presque
Mais le revoilà qui tend ses bras autour de la planche
Il l'enlace la caresse et ne la lâche plus...
Plus je lui en donne plus il a faim
Il devient plus grand il se fait sentir par sa chaleur
Par ses éclats et ses saute d'humeur
Il me lance même des flèches ardentes
Sa me blesse, je sursaute mais je le regarde toujours
Je l'admire toujours je le comprend
Il a besoin de s'exprimer vus la pression qu'il reçois
La planche tien le coup
Elle se contracte , elle fume, par son étreinte elle
plisse
De temps à autre elle perd de sa jeunesse
un morceaux qui la quitte!
Elle cris. mais elle ne lâche pas prise
elle alimente toujours cette petite flamme
Puis un moment elle rétrécit et sa chaleur diminue
Elle aime autant la petite flamme
Mais l'usure la rendu plus faible
Elle se brise en deux et s'effondre
La flamme danse moins vite
parfois même elle disparaît
Mais reviens pour un dernier enlacement
Bientôt ce ne sont que des tisons
La planche a disparue
elle ne donne que des scintillement rouge
parfois clair, parfois foncé
La flamme se demande bien ce qui se passe
Ou est passé mon nourricier ?
De comprendre ensuite que ce qui est important
C'est de profiter du bienfait qui passe
et de se souvenir de ceux qui nous ont nourrit
Un dernier bienfait de cette planche
elle peut nous nourrir avec ses souvenir
En mangeant une bonne toast à sa santé
sur une braise bien rouge.

Boing
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