L'Arbre et le
fleuve
Bras dénudés, face à un
drap de soie au vent
Ce vent qui fait frémir mes doigts,
Mes poils qui s'envolent virevoltant
Je lève les yeux, décor bleu limpide, c'est mon toit
Sur ce drap glisse une forme qui oscille
S'élève et retombe en laissant une traîné de bulles
Une lumière reflète sur son corps qui brille
Envoûtante, captivante au crépuscule
A mes pieds un doux tapis quelque peu froissé
Recouvert de mes poils multicolores
Le soleil s'y glisse, s'éteint sur cette rosée
Je me crispe devant ce décor
Le drap devenu noir
Mon toit dépourvu de lumière
Je baisse les jeux devant cette marrée noire
Et je m'endors pour une nuit de rêves.

Boing
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