Les Gorges de St Alban

S'arrêter pour l'admirer
S'écarter un moment d'un monde en désordre
Respirer un air frais et parfumé
Afin de passer un beau moment sans discorde

Les cèdres camouflant le sous bois
D'un vert apaisant pour mes yeux aqua
Racines bien agrippées par miracle à ce terrain de pierre
Donnant un reflet fantastique à cette rivière

Un corbeau entre dans cette aire!
Planant et suivant les courbes
Sans se méfier il vient vers moi on dirait qu'il est fière
Sans bouger je le regarde ! Il me voit, ses ailes se courbent !

Nappe d'eau, presque gélatine
Écume frisée, se déforme et courbe l'Échine
Se réunie, il se reforme pour une figure inachevé
Base de la vie pourtant trop souvent malmené.

Pin majestueux au bras bien allongé
Tu nous invites à te contempler pour ta fierté
Chapeautant ce décor comme un homme fort
Et résistant au grand vent du nord

Brise d'automne combattant le soleil
En cette après midi d'octobre quel merveille
A quelques pas de l'hiver je suis ici sans effort
Car bientôt ce jardin d'Éden changera son décor

L'hiver établi la gorge s'orne de chandelles
Un tapis blanc la maquille
Les ombres bleutées apparaisses en dentelle
Sous ce tapis, la vie coule à flot et frétille

La débâcle arrivera au printemps grincheux
L'eau gonflera, la gorge grondera
Elle se dégourdira d'un hiver rigoureux
Nettoiera ses paroit et s'apaisera

L'été arrivé, oiseaux se pavaneront
Soleil réchauffera cette acrylic
Retour des repousses et des fleuris ponpons
La nature a fait son cycle

Un heure dans cette nature
Voilà de qu'il y a de bien
Tout près de soi, énergie mature
Je te dis bonsoir et à demain


Boing
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